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Informatique & Technologie

Les systèmes embarqués : quelles contributions apporteront-ils à la transition écologique ?

Les systèmes embarqués vont grandement contribuer à la transition écologique du numérique. Les acteurs du secteur proposent en effet de nombreux outils pour faire face au challenge. Toutefois, jongler entre sobriété et innovation n’est pas si évident.

27 milliards d’objets connectés au compteur d’ici 2025

Les systèmes embarqués associent « hardware » et « software » et sont présents dans la plupart des équipements et outils du quotidien, notamment dans les instruments de mesure, les appareils électroménagers et bien d’autres encore, mais également dans l’ensemble des moyens de locomotion comme les voitures, les avions… Contrairement aux smartphones, PC et tablettes, ces systèmes sont intégrés dans les matériels qu’ils « gèrent ». Il s’agit de véritables moteurs d’innovation et de compétitivité dans tous les secteurs confondus : automobile, aérospatial, énergie, etc.

D’après une étude réalisée par le Green IT, le numérique génère près de 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre, une valeur qui monte de 6 % tous les ans. D’ici 2030, le numérique serait à l’origine de 7,8 % des émissions totales de gaz à effet de serre. Or, le nombre d’objets connectés dans le monde pourrait progresser à plus de 27 milliards d’ici 2025 selon le rapport d’analyse du cabinet IoTAnalytics.

Selon certains spécialistes, l’un des meilleurs moyens pour atteindre la sobriété numérique est de modifier le substrat à partir duquel certains composants électroniques sont fabriqués. Le substrat de silicium sur isolant FD-SOI de Soitec diminuerait par exemple jusqu’à 75 % la consommation d’énergie des composants par rapport au substrat traditionnel en silicium massif.

Quid de la gestion de la batterie ?

Les capteurs font aussi partie des principaux composants du système PIB de pilotage intelligent du numérique durable d’EDF. Ce dernier se sert d’Internet, des objets et de l’intelligence artificielle pour améliorer la consommation d’énergie dans les établissements hôteliers et commerciaux, les salles de sport, les écoles, etc. Leur utilisation permettrait d’économiser jusqu’à 25 % d’énergie.

La performance énergétique du système embarqué prend une double voie : celle de l’électronique et celle du logiciel embarqué. Dans ce dernier, la brique de gestion de la batterie constitue un élément critique pour diminuer la consommation d’énergie, prolonger l’échéance d’utilisation, réduire la fréquence à laquelle la batterie doit être remplacée et faire diminuer le coût total de possession.

Il est important de savoir que même si l’Internet des objets constitue un moyen de diminuer l’impact environnemental dans d’autres secteurs comme l’agriculture, l’utilisation des appareils connectés avec la batterie, les capteurs et connexions aux réseaux ne restent pas sans conséquence sur l’environnement. Il est primordial d’apprendre à utiliser consciemment les nouvelles technologies et de se poser les bonnes questions sur l’emploi de certains objets connectés BtoC.